Pour investir dans l’immobilier, vous avez le choix entre le neuf et l’ancien. Un logement est qualifié d’ancien lorsqu’il a déjà par le passé fait l’objet de transfert de propriété. Investir dans l’ancien, offre de nombreux avantages et est à juste titre l’un des investissements préférés des Français. Cela s’explique par la volonté affirmée par les autorités d’encourager la rénovation du patrimoine immobilier français à travers divers dispositifs d’allègement fiscal. Qu’il s’agisse :

  • de la loi Malraux ;
  • de la loi monuments historiques ;
  • du déficit foncier ;

de multiples options s’offrent aux investisseurs dans l’ancien.

La défiscalisation immobilière dans l’ancien

La défiscalisation immobilière est instaurée par la loi malraux sur les investissements immobiliers réalisés dans l’ancien. Les travaux de restauration des immeubles classés peuvent ainsi être déduits des impôts. Ce dispositif fiscal appliqué dans les secteurs sauvegardés ou dans les zones de protection du patrimoine architectural urbain et paysager réduit les impôts des contribuables en conséquence. Ainsi pour bénéficier de cette garantie qu’offre la loi Malraux, il faut d’une part acquérir un logement ou un bien déclaré d’utilité commune. D’autre part initier soi-même les travaux de rénovation complets dudit bien. Dans un secteur sauvegardé, vous avez une forte réduction allant à 30 % des dépenses plafonnées à 100 000 euros de travaux par an. Ce taux est de 22 % pour les zones de protection du patrimoine architectural urbain et paysager.

Une plus-value intéressante

Coûtant entre 20 à 30 % moins cher par rapport au neuf pour les mêmes caractéristiques, notamment le même type de bien, la même surface, le même environnement l’immobilier, l’ancien se présente comme une aubaine. De plus, sa valeur augmente rapidement s’il est situé dans une zone à forte demande. Lorsque le bien ancien est mis en location, vous bénéficiez du mécanisme du déficit foncier. Ce mécanisme vous offre une réduction d’impôt. Cela est possible si les charges liées au prêt immobilier, au montant des travaux de rénovation et la taxe foncière sont au-dessus de votre revenu foncier. Les revenus locatifs ne sont pas plafonnés et les frais notariés sont seulement calculés sur le foncier.

Quid des biens dits monuments historiques ?

Les acquisitions de logements anciens classés au rang de monuments historiques sont régies par la loi sur les monuments historiques. Celle-ci offre des avantages intéressants d’exonération aussi bien sur le plan fiscal que sur le plan patrimonial. Même si le monument historique procure ou non de revenu locatif ou de visite. Les intérêts d’emprunt qui ont servi à acquérir le monument historique et les charges de réfection sont à 100 % déductibles des revenus fonciers. Aussi, le mécanisme mis en place par le biais des monuments historiques en 2018 n’entre pas dans le plafonnement des niches fiscales. Outre le plan fiscal, celui successoral est aussi pris en compte par une convention conclue avec l’État qui exonère de droit de succession dans la transmission. Ainsi, le léguer à un membre de votre famille ou à une tierce personne ne fait aucune différence quant à l’exonération qui reste totalement valable.