Charges non déductibles SCI à l’IR : les 10 postes à connaître

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Sécurité fiscale pratique

  • Risque fiscal : vigilance requise sur la réintégration des dépenses et les postes non déductibles et conserver les justificatifs durant dix ans obligatoirement.
  • Postes sensibles : travaux d’investissement, frais d’acquisition et aménagements créant une valeur durable sont à immobiliser.
  • Pièces justificatives : factures au nom de la SCI, devis, attestation de fin et contrats de prêt pour sécuriser la déductibilité.

Le détail fiscal surprend souvent les propriétaires. Vous imaginez payer des travaux déductibles alors que l’administration réintègre. Ce risque appelle une vigilance fiscale. Une situation précise permet d’identifier l’erreur fiscale. La suite liste les dix postes à surveiller et explique.

Le contenu principal des dix charges non déductibles à connaître pour une SCI à l’IR.

Le sommaire ci-dessous présente la logique fiscale et les risques. Vous repérez ainsi rapidement les postes sensibles.

La liste synthétique des dix postes non déductibles avec motifs et références BOI.

Une phrase claire accompagne chaque poste pour éviter l’ambiguïté. Le tableau ci-après donne l’exemple court et la référence BOI.

Poste Raison de non déductibilité Exemple court et référence BOI
Travaux de construction, reconstruction ou agrandissement Considérés comme dépenses d’investissement non imputables aux revenus fonciers Ex : extension d’un logement ; voir BOI-RFPI-BASE-20
Travaux d’amélioration et transformation Créent une valeur durable et doivent être immobilisés Ex : création d’une mezzanine ; BOI / jurisprudence
Frais d’acquisition et frais de notaire Charge liée à l’investissement et non aux revenus fonciers Ex : droits d’enregistrement ; BOI-RFPI
Amendes, pénalités et condamnations Dépenses d’ordre personnel ou sanctionnelles exclues Ex : amende administrative ; BOFIP
Dépenses à caractère personnel des associés Non engagées pour l’exploitation locative Ex : frais de déplacement privé payés par la SCI
Provisions non déductibles ou non constatées Seules les provisions conformes aux règles et risques déductibles sont admises Ex : provision pour travaux futurs non justifiée
Dépenses engagées avant mise en location sans lien direct Charges antérieures non rattachables aux revenus fonciers Ex : travaux effectués lors d’une longue vacance avant location
Dépenses liées à une vacance locative non justifiée Absence de loyer n’exonère pas les règles de déductibilité Ex : entretien courant payé pendant vacance longue
Intérêts ou frais non liés au financement de l’immeuble Doivent être expressément rattachés à l’acquisition ou l’entretien Ex : emprunt personnel non affecté à la SCI
Amortissements pratiqués par une SCI à l’IR Le régime IR interdit l’amortissement neutralisant le revenu foncier Ex : tentative d’amortir un immeuble en régime IR

Ce qui suit illustre la distinction pratique entre déductible et non déductible. Une série de cas chiffrés clarifie les traitements fiscaux.

La clarification pratique des postes litigieux par exemples chiffrés et cas concrets.

Le cas 1 oppose entretien et amélioration sur une cuisine. Une amélioration crée une valeur durable. Vous traitez 5 000 euros de rénovation courant en charge déductible. Il en résulte une économie fiscale immédiate pour les associés. Une rénovation d’entretien reste fiscalement déductible.

Le cas 2 concerne frais d’acquisition et notaire non déductible. Vous déduisez seulement les intérêts d’emprunt rattachés à l’immeuble. Ce traitement provoque une différence nette de résultat de 10 000 euros. Une occupation gratuite par un associé transforme un avantage en revenu imposable.

La checklist ci-dessous regroupe les pièces à conserver et les seuils d’alerte.

  • Le nom figurant sur la facture doit être SCI.
  • Un devis et attestation de fin pour chaque travaux.
  • Le contrat de prêt et relevés bancaires pour intérêts.
  • Les

    baux et quittances pour rattachement des loyers.

  • Des justificatifs d’occupation pour usage privé.

Le contrôle fiscal aime les approximations.

Le guide pratique pour sécuriser la déductibilité et limiter le risque de réintégration fiscale.

La mode pratique liste obligations de forme. Vous obtenez des preuves tangibles avant paiement.

Le mode d’emploi des justificatifs, de la comptabilisation et de la checklist utile.

Le tableau ci-dessous recense les pièces indispensables pour fonder une déduction. Vous conservez ces éléments et indexez par bien pour faciliter un contrôle.

Pièce justificative Rôle Moment où l’obtenir
Facture au nom de la SCI Preuve d’une charge engagée par la société Avant tout paiement ou au plus tard lors du règlement
Devis et attestation de fin de travaux Justifie la nature et l’ampleur des travaux Avant démarrage et à la réception des travaux
Bail et quittances de loyer Rattachement des charges aux revenus fonciers À la signature du bail et à chaque encaissement
Contrat de prêt et relevés bancaires Preuve de l’affectation des intérêts au bien Lors de la souscription et à chaque remboursement

Les travaux d’entretien restent fiscalement déductibles. La conservation doit durer dix ans selon usages. Une règle pratique oblige la facturation au nom de la SCVotre facturation doit porter le nom SCI.

Les conseils pour les cas fréquents et l’arbitrage entre régime IR et IS pour la SCI.

Le choix de l’IR ou IS change la logique comptable. Une provision doit être strictement justifiée. Vous évaluez le coût annuel des travaux et la fréquence. Cette erreur peut coûter plusieurs milliers.

Le conseil pratique est de demander une simulation fiscale. Vous envisagez un audit si travaux fréquents dépassent 30 000 euros. La question finale reste : optez-vous pour l’IS pour sécuriser votre situation fiscale ?

En bref

Quelles sont les charges non déductibles fiscalement ?

On le sait, certaines dépenses ne viennent pas réduire l’impôt, même si elles paraissent logiques. Les amendes restent non déductibles, idem pour les primes d’assurances diverses lorsqu’elles ne sont pas liées à l’activité imposable. Les cotisations personnelles, les dommages et intérêts, certains frais d’études et les honoraires privés peuvent aussi être exclus. Les loyers facturés à soi ou les achats de matériels à usage privé ne passent pas non plus. C’est pénible, oui, mais utile à savoir pour anticiper. Un tableau clair, une rigueur comptable et un bon contrôle des justificatifs évitent de mauvaises surprises au moment de la déclaration.

Quelles sont les charges déductibles pour une SCI à l’IR ?

En SCI imposée à l’impôt sur le revenu, on peut déduire plusieurs charges pour alléger le résultat imposable. Les intérêts d’emprunt contractés pour l’achat ou les travaux sont généralement admis, ce qui aide quand le levier bancaire est utilisé. Les frais d’entretien et de réparation sont aussi déductibles, attention toutefois aux travaux d’agrandissement ou de construction qui entrent en immobilisation. Les assurances, charges de copropriété, taxe foncière et les frais de gestion figurent aussi fréquemment. Bref, une comptabilité propre et la conservation des factures permettent de bosser malin et d’optimiser la déclaration sans mauvaises surprises. Et on peut s’entourer d’experts.

Charges non déductibles SCI is ?

En SCI soumise à l’impôt sur les sociétés, la logique change un peu et toutes les charges ne sont pas déductibles. Par exemple, les frais d’agence immobilière liés à la mise en location du bien peuvent être exclus, surtout s’ils concernent des prestations commerciales. De même, les dépenses supportées par l’occupant, factures ou charges locatives, ne sont pas à imputer sur le résultat de la société. Il faut aussi vérifier la nature des charges, certaines dépenses personnelles ou non justifiées seront réintégrées. Conclusion pratique, tenir une comptabilité claire et croiser factures et contrats évite des réintégrations surprises et une anticipation.

Quelles sont les charges non déductibles à réintégrer ?

La réintégration fiscale, c’est le moment où on remet de l’ordre entre comptabilité et fiscalité, on ajoute au résultat fiscal des charges comptabilisées mais non déductibles. Par exemple des amendes, des dépenses somptuaires, ou des provisions excessives peuvent être réintégrées. L’objectif est simple, passer du résultat comptable au résultat fiscal pour calculer l’impôt. Ce n’est pas une punition, c’est un ajustement technique qui demande méthode et justificatifs. Astuce pratique, lister les écritures douteuses, conserver les pièces et préparer un tableau de réintégration annuel, cela évite les discussions avec l’administration fiscale. Et au passage, on apprend à mieux piloter la boîte.

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